Pastiche Baudelairien
Quand le ciel engloutit tout espoir de rêver
Et que le lourd parfum de l'usine à dormir
Vient traîner son chalut sur les corps angoissés
De vivre encor souvent les mêmes avenirs
Quand tout à coup s'enfuit l'espoir des lendemains
Et que les oiseaux sombres lachent des fils pesants
Que l'amour se demande s'il ne sert plus à rien
Et vient cogner son front sur le mur du néant
La longue mélopée des jours jamais atteints
Résonne dans le coeur et découvre les plaies
De brûlures sourdes d'inutiles chagrins
Qui ont creusé les flancs des enfants qu'on a fait
Et l'ennui de l'esprit comme un cheval hargneux
De son interminable cri vient battre la cloison
Qui pourrit dans mon âme et se fissure un peu
Et laisse s'échapper des flots d'exhalaison.
Et c'est ce moment là que mon angoisse attend
Pour imposer sa loi et régner en tyran.
Jules
Date de création : 27/11/2004 @ 17:50
Dernière modification : 14/08/2007 @ 13:57
Catégorie : Littérature et poésie
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